Zaineb Lazreq: “Mon ambition est de continuer à faire rayonner le CJD”

Zaineb Lazreq

Que ressentez-vous en tant que première femme élue à la tête du Centre des jeunes dirigeants (CJD) ?
Une grande émotion. C’est une réelle consécration pour la femme marocaine qui est présente dans énormément d’activités – notamment dans l’associatif de façon globale, mais un peu moins dans l’associatif business entrepreneurial. Je remercie très sincèrement les personnes qui ont cru en moi et qui m’ont permis d’arriver à cette consécration. J’espère porter haut les couleurs, mais surtout les valeurs du mouvement.

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Quels sont votre vision et votre programme pour votre mandat ?
J’ai une vision basée sur la continuité par rapport à ce qui a été fait : continuer à former et à se former, car le CJD est l’école du dirigeant. Il s’agit également de continuer à influencer et à rayonner. Il y a une nouvelle vision qui est basée sur la manière de repenser l’entreprise marocaine. Nous allons donc nous pencher sur les nouvelles orientations à prendre, tout en gardant l’humain au centre de cette entreprise. Et bien évidemment, tout ceci, en faisant de l’économie au service de la vie notre credo. En tant que femme, j’ai eu la chance de pouvoir donner la vie, donc c’est également important de pouvoir continuer de le faire au niveau de nos entreprises et de notre économie de façon générale.

Quels sont les chantiers prioritaires du CJD sous votre houlette ?
Le plus grand projet est la formation. Le CJD, comme je l’ai dit, c’est l’école du dirigeant, c’est là où nous formons les dirigeants de demain. Mais nous allons aussi continuer à faire de l’expérimentation. Nous avons, au sein de la «Commission miroir», des expériences qui nous permettent de voir quels sont les écueils que nous rencontrons et dont nous ne sommes pas toujours conscients, et surtout de continuer à rompre l’isolement dans lequel se trouve le dirigeant. Ce sont donc des chantiers autour de la formation, mais également autour du rayonnement. Nous allons continuer à être une force de proposition. Nous l’avons toujours été par le passé, car avec la contribution du CJD, plusieurs lois sont passées au niveau du Parlement et des grandes instances. La formation du dirigeant, le rayonnement et l’influence, mais aussi la formation du citoyen, tels sont nos principaux chantiers.

Comment le CJD voit-il l’évolution de l’arsenal des politiques publiques ou du cadre réglementaire, à l’instar de la Charte de l’Investissement ou encore du Nouveau modèle de développement ?
Cela montre que beaucoup de travail a été fait. Nous en sommes très fiers, mais nous devons continuer. Chacun, à son niveau, devra apporter sa pierre à l’édifice. Nous sommes dans un Maroc ouvert, un Maroc pluriel, où le genre et la diversité sont portés haut, et ont largement leur place. C’est quelque chose de très important. La nouvelle Charte de l’investissement et le Nouveau modèle de développement ont été mis en place sous les orientations de Sa Majesté le Roi. Cela montre que nous sommes en train de préparer un environnement et un avenir meilleur pour nos enfants.

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Et quel regard portez-vous sur l’évolution du CJD depuis sa création au Maroc ?
Le CJD est arrivé au Maroc en 2002 et fonctionne selon les idéaux phares des CJD à travers le monde. Nous avons aujourd’hui 6 sections au Maroc. Tanger, Rabat, Agadir, Casablanca et Marrakech, El Jadida et Essaouira. Nous comptons une centaine de membres, quasiment à parité égale entre les hommes et les femmes. Nous souhaitons augmenter le nombre de sections, avec de futures antennes dans d’autres régions et villes. Nous voulons renforcer la force de frappe du CJD, notamment dans le secteur associatif en milieu entrepreneurial. L’objectif est de faire comprendre auprès de la jeunesse ce qu’est l’entrepreneuriat, et comment le faire tel que nous l’avons appris au sein du CJD.

Du beau monde au 10e congrès du CJD à Tanger

Le CJD a tenu son dixième congrès dans la ville du Détroit le samedi 10 juin. Une journée marquée par la présence de plusieurs grandes figures du monde du business au Maroc, à l’image de l’Administrateur, directeur général délégué de Bank of Africa, Brahim Benjelloun-Touimi, et de plusieurs diplomates. Des panels sur l’économie de la vie et sur l’investissement ont rythmé cette manifestation, qui a également connu une participation de jeunes dirigeants d’entreprises venus de l’étranger. Ce congrès marque aussi une alternance à la tête du CJD, puisqu’il acte la fin du mandat de deux ans de Naoufal El Heziti et l’entame de celui de la toute première femme à occuper ce poste, Zaineb Lazreq, membre de la section de Tanger.

Abdellah Benahmed / Les Inspirations ÉCO

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